Découvrir les Îles de Bretagne

S’échapper du quotidien et de la routine. Prendre le large et jouer les Robinsons. Découvrir toutes les nuances de la mer lorsqu’elle épouse la terre. A quelques encablures de la côte, les îles de Bretagne sont une invitation au voyage et à l’émerveillement permanent. Chacune possède une identité propre et chacune répond de manière différente aux rêves d’évasion des visiteurs. Il est temps de larguer les amarres et d’embarquer pour un périple du Nord au Sud tout au long des côtes bretonnes ! 

 

Ouessant, la sentinelle

La plus occidentale des îles de Bretagne est renommée pour ses tempêtes impressionnantes, pour les redoutables écueils qui l’entourent (« Qui voit Ouessant, voit son sang » affirmaient les marins) et pour sa situation avancée en mer d’Iroise. Dernière terre bretonne avant la traversée vers les Amériques, l’Île d’Ouessant est beaucoup plus paisible que ce qu’on imagine. Une frange de hautes falaises déchiquetées par les éléments cache une mosaïque de prés entourés de murets de pierres, où paissent les moutons. Le village de Lampaul conserve ses maisons typiques et accueille les pêcheurs venus proposer leur pêche à la vente. Pas moins de 5 phares guident la navigation autour de l’île. Près du Phare du Creach, l’un des plus puissants du monde, se trouve le musée des Phares et Balises.

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Sein, une « crêpe dentelle à fleur d’eau » 

Cinq kilomètres séparent l’île de Sein de la Pointe du Raz. Sa hauteur de moins de 2 mètres au dessus du niveau de la mer lui a valu son surnom. Sa drôle de forme, moins de 50 mètres de large par endroit, la distingue des autres îles de Bretagne. L’absence de voiture est gage de tranquillité pour flâner dans le dédale de ruelles bordées de maisons aux volets bleus et à travers la lande aux minuscules champs battus par les vents. Lors de l’Appel du 18 juin 1940, la totalité des hommes de l’île de Sein ont pris la mer pour rejoindre Londres. Cette tradition de courage se perpétue à travers les nombreuses missions de sauvetage que les Sénans continuent d’assurer.

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Molène, toujours un oeil sur la mer

Molène ne ressemble à aucune autre île Bretonne. D’une superficie de 127 hectares (ledenez compris) son point le plus haut culmine à 25 mètres. A mi-chemin entre Le Conquet et Ouessant, l’île de Molène vous surprendra par la beauté de son archipel et de ses eaux turquoises. Entourée de plages de galets, l’île de Molène est attachante tant par sa taille que par l’accueil de ses 250 habitants. Les vents dominants Sud/Sud Ouest y apportent régulièrement la pluie mais y font également régner une température douce (peu d’écarts entre été et hiver, neige exceptionnelle).

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Bréhat, la chatoyante île aux fleurs

A une dizaine de minutes de bateau de la pointe de l’Arcouest, près de Paimpol, l’île de Bréhat est réputée pour son microclimat, dû à l’influence du Gulf-Stream, favorisant une végétation colorée qui donne un air de gaieté aux chemins que l’on parcourt à pied ou à vélo, les voitures étant bannies afin de préserver le caractère unique de ces paysages lumineux. Mimosas, figuiers, eucalyptus, hortensias et camélias côtoient les agapanthes et offrent au regard une symphonie de couleurs. Bréhat se compose de deux îles, reliées à marée haute par le Pont de la Prairie. La diversité des paysages fait passer le promeneur des plages de sable rose, au sud, aux rochers échancrés, sur lesquels règne le phare du Paon, au nord. Les maisons de granit qui bordent les criques et les plages, le moulin à marée du Birlot, la verrerie installée dans la citadelle désaffectée, la chapelle Saint-Michel témoignent du riche passé maritime et militaire de cette île aux charmes innombrables.

 

Cézembre, la secrète

Cézembre est probablement la moins connue des îles de Bretagne. Située dans la baie de Saint-Malo, cette petite île inhabitée a subi, en 1944, d’intenses bombardements alliés dont les traces subsistent encore. Si bien que son accès est limité du fait des zones rendues dangereuses par les munitions encore présentes. Depuis avril 2018, un sentier de découverte est accessible au public du côté occidental de l’île. Un superbe point de vue sur la côte d’Emeraude et sur Saint-Malo se découvre de la belle plage orientée plein sud, accessible au public. Paradis ornithologique, l’île abrite une multitude d’oiseaux marins : cormorans, goélands, guillemots, pingouins torda, etc.

 

L’archipel des Sept-Îles, royaume du macareux moine

Rouzic, l’Ile aux Moines, Malban, les Cerfs, les Costans, l’Ile Plate et Bono déploient leurs rochers de granit à sept kilomètres au large de Ploumanac’h, dans les Côtes d’Armor. Réserve ornithologique depuis 1976, les oiseaux marins, en particulier le très rare macareux moine, y trouvent refuge, mais aussi une colonie de phoques gris. Les rochers de la pointe nord de l’île Rouzic abritent la seule colonie française de fous de Bassan. Leur nombre donne une stupéfiante couleur blanche au granit et il n’est pas rare de pouvoir admirer leurs impressionnants plongeons en piqué. Les deux gardiens de phare, qui se succèdent tous les 15 jours sur l’île aux Moines, sont les seuls humains à séjourner sur l’archipel.

 

Batz, un jardin sur la mer

Parmi les îles de Bretagne, Batz est l’une des plus réputées. Quinze minutes de bateau, à partir de Roscoff sont nécessaires pour l’atteindre. Un climat très doux favorise la diversité de sa flore et les cultures, principalement maraîchères. Le jardin Georges Delaselle offre un panorama chatoyant avec plus de 2000 plantes exotiques, facilement acclimatées grâce à la douceur de l’air. Les vestiges de son passé légendaire, ses chemins côtiers que l’on parcourt à pied ou en vélo, ses petites criques et ses plages de sable blanc, les rochers déchiquetés du Trou du Serpent, font de Batz un joyau aux mille facettes.

 

L’archipel des Glénan, les Caraïbes bretonnes 

Une douzaine de petites îles, posées comme des bijoux sur une eau turquoise, constituent cet archipel à une heure de bateau de Concarneau. L’accès n’est permis aux visiteurs que sur Saint-Nicolas, l’île principale. Le plus important centre nautique d’Europe, Les Glénans, occupe Cigogne, Penfret, Bananec et Drennec. Les autres îles, interdites au public, sont privées ou dédiées à des réserves ornithologiques. Classé Natura 2000, le site est rendu magique par son lagon aux eaux limpides et par une flore exceptionnelle. C’est le seul lieu au monde où l’on trouve le Narcisse des Glénan. Aux Glénan, la nature est reine !

 

Groix, la souriante

Seconde des îles de Bretagne par la superficie, Groix fut le premier port thonier français au début du XXe siècle. La girouette qui coiffe l’église en garde le souvenir puisqu’au lieu d’un coq c’est un thon qui indique la direction du vent ! Dans une ancienne conserverie, l’écomusée rappelle ce passé glorieux. Plus d’une soixantaine de variétés minérales font varier les couleurs du sable du rose au blanc et font de Groix le paradis des amateurs de géologie. Autre singularité, la plage des Grands Sables qui s’avance dans la mer, seule plage convexe en Europe.

 

Belle-Île, la bien nommée 

A 15 kilomètres de la presqu’île de Quiberon, la plus grande des îles de Bretagne offre des paysages somptueux. Des aiguilles aux formes fantasmagoriques de Port-Coton au panorama grandiose de la Pointe des Poulains, des charmantes maisons du port de Sauzon aux plages de Bordadoué et des Grands Sables, les contrastes sont saisissants à Belle-Île. Dans la vieille ville de Palais, le chemin de ronde de la citadelle Vauban permet de découvrir un joli point de vue sur le port. Depuis le XIXe siècle, Belle-Île n’a cessé de séduire les artistes : Monet, Sarah Bernhardt, dont la propriété est ouverte à la visite, Flaubert, Arletty, etc.

 

Houat et Hoëdic, l’âme de la Bretagne authentique

A une quinzaine de kilomètres de Quiberon, se dessinent les deux jolies îles de Houat et Hoëdic. Des criques au sable doré, cachées dans l’échancrure des falaises granitiques, ourlent leurs rivages baignés par une mer aux reflets d’émeraude et de turquoise. Le calme apaisant, dû à l’absence de véhicules à moteur, plonge le promeneur dans une atmosphère hors du temps. Au détour d’un des sentiers sablonneux qui sillonnent les deux îles, on peut croiser les carrioles utilisées par les habitants. Jamais limitées par des murets ou des barrières, la lande et les dunes s’illuminent d’une flore remarquable : le lys maritime, la centaurée, l’œillet des sables, le chardon bleu rivalisent d’éclat avec les roses trémières qui agrémentent les maisons de pêcheurs. Ces morceaux de paradis bénéficient d’un ensoleillement remarquable grâce à la brise marine qui éloigne les nuages.